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Conférence nationale pour la croissance bleue et le climat

mercredi 4 novembre 2015

La "Conférence nationale pour la croissance bleue et le climat ; transition écologique de la mer et des océans", qui se tenait le 31 août 2015 en présence de Ségolène Royal et Alain Vidalies, a duré près de trois heures.

Étaient représentés le ban et l’arrière-ban de des ONG, des syndicats professionnels et de salariés ainsi que des personnalités qualifiées ayant un lien direct ou indirect avec l’eau salée (voir les interventions participants à la Conférence nationale pour la croissance bleue).

De A comme Académie de Marine à W comme World Wildlife Fund WWF. L’objectif de cette conférence est simple : identifier dix à douze nouvelles actions prioritaires en matière de croissance bleue qui doivent être défendues par la ministre de l’Écologie durant la COP 21 (du 30 novembre au 11 décembre) ou en 2016, a expliqué Ségo­lène Royal. À sa grande satisfaction, elle a obtenu que durant la COP 21, une journée complète soit consacrée à "l’océan".

Des revendications d'ONG sous l'œil vigilant d'Armateurs de France

Compte tenu de la grande hétérogénéité des activités maritimes, dès que Ségolène Royal a laissé la parole aux invités, une sorte de cour des miracles s’est levée pour présenter ses demandes, ses revendications ou propositions de coopération. Pour rester dans le seul domaine du transport maritime et des activités portuaires, France Nature Environnement a demandé des mesures "concrètes", notamment en ce qui concerne les émissions de SOx des navires de commerce en soulignant que la France n’avait toujours pas transposé complètement la direction de 2012 sur le sujet. Malgré son obligation d’exemplarité maintes fois réaffirmée, la France n’a, en effet, pas encore transposé les articles concernant les sanctions en cas de non-respect de la directive.

Surf Rider Europe a demandé que les soutes des navires soient taxées et que l’OMI participe au financement du fond vert destiné à aider les États les plus pauvres à effectuer leur transition énergique. L’ONG dénonce les "énor­mes" déchets que sont les conteneurs "perdus" en mer.

La mise en cause du transport maritime a amené le président d’Armateurs de France, Gilles Maire, à prendre la parole en commençant par rappeler que son syndicat travaillait avec Surf Rider. Compte tenu du coût et des contraintes du registre français (international), il demande que les autres compagnies européennes supportent les mêmes impératifs.

Les demandes récurrentes des chargeurs

Côté chargeurs, les demandes sont figées dans le marbre : TVA à l’import, accès libre à l’informatique portuaire, suppression des THC sur les conteneurs arrivant par le fleuve, dessertes massifiées des hinterlands, etc. Demandes en partie soutenues par le président de l’Union des ports français.

Prochainement devrait être disponible le compte-rendu de cet après-midi ainsi que les propositions retenues, a indiqué la ministre. La gestion des conflits d’usage dans la zone littorale semble être le seul dénominateur commun à toutes les activités "maritimes".

article écrit par : wk-transport-logistique